Note de conjoncture – Agitations dans la sidérurgie

Tout le monde s’accorde pour dire que le point bas, en terme de prix, semble être atteint. La situation stagne maintenant depuis l’été dernier sur fond de demande au ralentie dans bien des pays européen. Les stocks, élevés pour nombre de fournisseurs sur la fin d’année 2024, ce sont réduits avec la période de maintenance lors des fêtes de fin d’année, allongeant parfois les délais de réapprovisionnement. Ce premier point est donc à surveiller.

Ensuite, les récentes agitations politiques et géopolitiques risquent de créer des remous à court terme. En effet, l’UE doit se prononcer pour un « plan acier européen » qui viendrait en soutien à la filière d’ici le mois de mars pour faire face à cet afflux d’acier venu de l’extérieur, chinois notamment, qui tire les prix vers le bas. Et depuis la semaine dernière, les Etats-Unis annoncent le retour de barrières douanières de 25% sur tous les aciers et de 10% sur l’aluminium. Ces droits de douane devraient rentrer en vigueur le 12 mars prochain, s’il n’y a pas d’autres rebondissements d’ici là. Ces deux éléments sont donc de nature à favoriser une hausse des prix des aciers malgré une demande qui, elle, reste faible.

Les velléités haussières des fournisseurs semblent donc trouver de l’écho avec des premières augmentations confirmées ces derniers jours . Que l’on se situe sur la filière ferraille ou filière minerai, les tendances sont globalement les mêmes. Maintenant, sans reprise significative de la demande, ces hausses devraient logiquement rester limitées. Mais si la demande devait reprendre quelques couleurs, on pourrait alors assister à regain des prix plus important. On suivra donc l’évolution de ces événements avec attention.

Concernant l’aluminium, la situation reste opaque car malgré une demande limitée, les prix ne cessent de progresser doucement mais surement. L’annonce de 10% de droit de douane par les Etats Unis sur ces produits pourraient contribuer à accentuer le phénomène. On verra aux abords du mois de mars si quelque orientation que ce soit se concrétise dans un sens, comme dans l’autre.

Pour les inox, les prix sont à peu près stables mais avec un niveau d’incertitudes qui reste fort, comme sur l’ensemble des produits métallurgiques.